En 2020, Bételgeuse, étoile variable emblématique de la constellation d’Orion, a perdu subitement 60 % de sa luminosité, un phénomène rarissime qui a ébranlé la communauté astronomique. Ce célèbre astre, une supergéante rouge située à environ 650 années-lumière de la Terre, est connu pour ses caprices lumineux qui laissent perplexes les chercheurs. Six ans après ce mystère astrophysique baptisé le « Great Dimming », la question d’une étoile compagne orbitant à ses côtés suscite un intérêt renouvelé. Cette possible compagne stellaire, surnommée « Siwarha », pourrait expliquer certains événements liés à la variabilité lumineuse de Bételgeuse, mais les preuves directes demeurent encore fragiles.
Les récentes avancées en observation astronomique offrent ainsi un éclairage nouveau sur l’évolution stellaire complexe de ce système binaire, qui défie les hypothèses classiques depuis plusieurs années. Paradoxalement, si la présence d’une compagne stellaire autour de Bételgeuse reste une hypothèse séduisante, elle doit être maniée avec prudence tant les phénomènes internes à l’étoile géante rouge sont eux-mêmes imprévisibles.
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Ce qu’il faut retenir
- Bételgeuse est une supergéante rouge connue pour sa variabilité lumineuse exceptionnelle et ses phénomènes astronomiques encore inexpliqués.
- Une compagne stellaire baptisée « Siwarha » orbite probablement autour d’elle, potentiellement responsable de certains changements observés.
- Les preuves directes manquent : les observations actuelles sont surtout des indices basés sur des variations spectroscopiques indirectes.
- La nature instable et turbulente de Bételgeuse pourrait expliquer ses comportements sans recourir systématiquement à un compagnon.
l’étoile variable bételgeuse : une supergéante rouge aux caprices lumineux fascinants
Bételgeuse brille parmi les joyaux du ciel nocturne, non seulement par sa taille colossale mais surtout par la complexité de ses variations lumineuses. En 2020, ce géant rouge a stupéfié les astronomes en s’assombrissant de façon spectaculaire, suscitant des spéculations sur une explosion en supernova imminente. Pourtant, sa baisse de luminosité s’est avérée temporaire, relançant le débat autour des causes de cette instabilité.
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Des études approfondies, comme celles partagées sur les observations par Hubble, renforcent l’idée que Bételgeuse ne se contente pas d’être une simple étoile vieillissante. Elle est en effet un laboratoire naturel pour observer les phases finales d’une évolution stellaire rare et complexe. D’ailleurs, sa surface bouillonnante, animée par des mouvements convectifs violents, alimente régulièrement ces épisodes mystérieux.
la compagne stellaire siwarha : une révélation qui divise les astrophysiciens
La NASA a récemment mis en lumière une étude dirigée par Andrea Dupree, qui suggère l’existence d’une étoile compagnonne, baptisée « Siwarha », en orbite autour de Bételgeuse. Cette compagne ne serait pas une simple présence, mais une actrice potentielle des phénomènes variabilité lumineuse observés en influençant la gigantesque enveloppe gazeuse de la supergéante.
Pourtant, cette hypothèse rencontre une certaine réserve dans la communauté scientifique. Les données ne proviennent pas d’une observation directe mais de fluctuations spectroscopiques sur une période de 2 000 jours, interprétées comme l’empreinte de la compagne. Selon Pierre Kervella, astrophysicien renommé, ces signes sont indirects et ne valident pas définitivement la présence d’un système multiple.
un duo pour expliquer le great dimming ? scenarios alternatifs et certitudes
Les modèles scientifiques actuels n’écartent pas la probabilité d’un système binaire, mais l’ombre persiste sur les véritables causes du « Great Dimming ». Plusieurs recherches publiées dès 2021, impliquant notamment des scientifiques comme Miguel Montargès et Andrea Dupree, ont évoqué des brassages de gaz et des pans de poussières masquant ponctuellement la lumière de Bételgeuse.
Ces phénomènes de perte de masse localisée en suspension pourraient très bien expliquer l’assombrissement sans nécessiter la présence effective d’une compagne. Ce scénario est cohérent avec la nature intrinsèquement turbulente de la supergéante rouge, qui accumule régulièrement des épisodes de convection intense et d’éjection de matière.
L’aspect fascinant de ce duo supposé attire l’attention non seulement pour ses implications sur la compréhension de l’évolution des étoiles massives, mais aussi pour le défi qu’il représente en termes d’observation astronomique, où le contraste extrême entre Bételgeuse et sa compagne hypothétique complique grandement toute confirmation certaine.
les techniques d’observation pour lever le voile sur ce mystère astrophysique
La détection directe du compagnon permettrait d’affirmer son existence sans équivoque. Or les défis liés à cette mission sont considérables, en raison du fort éclat lumineux de Bételgeuse qui masque le compagnon plus modeste. La stratégie repose sur des instruments ultraperformants tels que le Very Large Telescope (VLT) au Chili et le télescope spatial James Webb (JWST), capables d’explorer avec finesse les limites du système binaire.
Les futures observations, notamment celles programmées début 2026, visent à localiser précisément Siwarha et à étudier son orbite, ce qui confirmerait définitivement sa nature. Ce travail minutieux promet de dévoiler des informations inédites sur la physique stellaire et les interactions au sein des systèmes massifs.